Nathalie Le Roy a été auditionnée le 9 avril par le juge d’instruction Roger Le Loire dans le cadre de l’information judiciaire ouverte en juin 2014 pour « escroquerie au jugement », « faux » et « usage de faux ». Elle aurait mentionné, à cette occasion, le témoignage d’un ancien salarié de Société générale. Opérant au sein de l’entité « risques opérationnels », il aurait assuré à l’enquêtrice que « l’activité de Jérôme Kerviel était connue » et affirmé avoir alerté, en avril 2007, Claire Dumas, adjointe au directeur des risques opérationnels, et d’autres membres de la banque, notamment par le biais d’un message électronique « avec une tête de mort pour attirer leur attention ».
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L’ancien trader, condamné à cinq ans d’emprisonnement dont trois ferme pour abus de confiance, manipulations informatiques, faux et usage de faux, est sorti de prison en septembre 2014 et a été placé sous bracelet électronique. Il a toujours affirmé que la Société générale savait qu’il prenait des positions vertigineuses non couvertes.

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Mi-mars 2014, la Cour de cassation a rendu sa condamnation pénale définitive mais a cassé le volet civil de la décision, qui attribuait 4,9 milliards d’euros de dommages et intérêts à la banque.

Un nouveau procès civil doit se tenir du 20 au 22 janvier 2016 pour établir la répartition des responsabilités dans cette perte, la banque ayant reconnu avoir failli sur le plan des contrôles.